Gestion de la douleur avec l’hypnose Analgésie – Anesthésie

Douleur :

Accompagnement et gestion par l’hypnose

La douleur est un langage du corps.
Elle est l’expression d’un dysfonctionnement, un signal d’alarme.
Il convient donc de ne jamais la négliger.

Chaque être humain ressent la douleur d’une manière qui lui est propre, de telle sorte qu’une même cause, selon la sensibilité de chacun, peut produire des effets, de forme, de nature et d’intensité différentes.
C’est tout le vécu émotionnel et corporel qui transparaît à travers la douleur tout autant que l’anticipation que chacun s’est forgée sur la douleur… l’histoire qu’il se raconte sur ce que va engendrer sa douleur.
Il ne s’agit pas de fabulations, mais de ce que nous imaginons des conséquences de cette douleur, une sorte de film propre à chacun.
Il appartient à un médecin, et à un médecin seulement, de déterminer ses causes, ses composantes et de les quantifier.
A lui de démêler, quand cela est nécessaire, ce qui constitue la trame et entretient le symptôme, afin de vous apporter la réponse médicale appropriée.
Le choix de l’hypnose pour ce type d’accompagnement est validé par de nombreuses études qui montrent depuis bien longtemps (cf l’historique de l’hypnose récemment publié), que des suggestions appropriées peuvent modifier et réduire de façon très significative, la perception de la douleur.
Les techniques utilisant l’hypnose sont des sortes de jeux de mentalisation et des exercices d’imagination.
L’action thérapeutique repose sur les dires du patient qui évoque souvent en s’appuyant sur des métaphores très imagées, les symptômes dont il souffre.
Parfois la douleur est comparée à un étau qui serre, ou encore, à un tube trop étroit, à une griffure, à un couteau qui transperce, une plaque de métal, des aiguilles, une barre tordue, etc.
Le thérapeute utilise ces métaphores au cours de la séance d’hypnose pour les modifier ou en proposer d’autres adaptées au soulagement.

Excellents exemples de prise en charge de douleurs:

Migraine et céphalées : les soulager avec l’hypnose

UnknownUn diagnostic médical doit être d’abord établi afin de ne masquer aucun signe neurologique ou infectieux. Puis, en fonction des données de l’interrogatoire, le patient décrit les facteurs déclenchants, les caractéristiques de sa douleur, le type de constriction, de battements, de brûlures, etc.,
Eventuellement, il évoque les horaires d’apparition ou circonstances de survenance, les éléments récidivants…
Sont alors mises au point, toutes les suggestions pouvant intervenir favorablement pour la cessation de la crise.
Dans les céphalées de tension, l’hypnose est propre à interrompre la cascade (anxiété puis contractures musculaires), puis les douleurs crâniennes. Les suggestions thérapeutiques se nourrissent des informations fournies par le patient.
Ce dernier utilise des métaphores pour décrire sa douleur : le thérapeute les reprend pour axer son travail sur les sensations, les émotions.
Toute sensation est aisément modulable sous hypnose à la hausse comme à la baisse.
La compression douloureuse peut être apaisée par le dévissage progressif d’un étau, si cette métaphore convient au patient.
Il est indispensable de rester en lien avec le patient afin qu’il décrive ce qui lui est impossible à obtenir et constituera la majeure partie de sa résistance au changement ; ces informations sont donc riches en enseignements.
Le patient est invité à observer les progrès réalisés, les petits changements qui lui redonnent confiance.

L’obtention de l’état hypnotique suffit souvent à stopper la douleur. La léthargie, le calme et la pénombre sont des éléments apaisants, ce qui explique que l’hypnose soit parfaitement adaptée au traitement des céphalées.
Une guérison totale peut être obtenue dans les céphalées de tension dès les premières séances.
Pour les migraines, on assiste plutôt à un espacement et à une atténuation des douleurs, une rémission parfois, sans guérison vraie mais le patient qui a découvert qu’il possédait le pouvoir d’agir sur ses crises, leur confère moins d’importance, d’intensité…

Quelques autres exemples dont la liste ne saurait être exhaustive :

Syndrome du côlon irritable soulagé par l’hypnose 

Pour les pathologies digestives chroniques, le choix des suggestions va dépendre de chaque patient et, une fois encore, de ce qu’a diagnostiqué et prescrit le médecin.
L’accent est mis sur les ressources des patients qui ont déjà connu des périodes d’équilibre, de bien-être, et sont amenés à les retrouver à travers un exercice qui permettra de créer un état ressource ré-activable par un « ancrage ».
Trois à cinq séances d’hypnose sont pratiquées afin d’amener les patients à faire l’expérience consistant à percevoir leur corps différemment. Le passage par cette expérience est la condition sine qua non d’un changement possible et elle en dessine aussi les limites.
Toutes les pathologies digestives chroniques peuvent bénéficier d’une thérapie par l’hypnose en fonction des attentes des patients. Il est important de les aider à reprendre confiance dans leur corps, calmer les spasmes, les saignements, les distensions, réguler le transit et sortir de l’invalidité qui en résulte.

 Atténuer les douleurs aiguës avec l’hypnose 

L’hypnose est très utile pour réduire ou supprimer la douleur afin d’effectuer des soins, des pansements pour les brûlés, des piqûres, des ponctions et toute autre intervention qui ne nécessite pas d’anesthésie générale mais génère une douleur anxiogène préjudiciable.

L’hypnose chez le dentiste 

Photo de Hypnothérapeute, PNL, Coaching, Hypnoméditation.Les progrès réalisés en anesthésie locale ont rendu pratiquement indolores les interventions dentaires.
La douleur dont tout le monde parle en ce domaine est essentiellement, et initialement, la peur de souffrir, la peur de confier une partie de son corps à des soins, la peur de ne pas pouvoir contrôler, d’être contraint de rester dans la passivité.
Cette forte appréhension finit par produire une vraie douleur locale (pour mémoire la douleur réelle est entre 20 et 30% de la douleur ressentie).
La zone buccale devient un lieu hypersensible qui interdit tout geste thérapeutique.
Pour calmer cette peur et tranquilliser ses patients, le chirurgien-dentiste parle, rassure, diffuse une musique apaisante mais cela ne suffit pas toujours.
La technique hypnotique sert à modifier le seuil de la douleur. L’opérateur continue à parler et diffuse des suggestions tout en continuant d’agir dans la cavité buccale.
En fait, le patient ressent tous les soins dentaires mais il les perçoit sur un mode atténué, comme un engourdissement local qui permet d’effectuer les piqûres d’anesthésiques pour extraction. Autre fait positif en faveur de l’hypnose, cet état diminue la salivation et les saignements gingivaux.

 

Accouchement et hypnose 

Photo de Hypnothérapeute, PNL, Coaching, Hypnoméditation.Au moment de l’expulsion du bébé lors de l’accouchement, ont lieu, la déchirure indolore de la poche des eaux mais aussi, des contractions souvent douloureuses de l’utérus qui permettent la dilatation du col de l’utérus et la progression du bébé dans l’utérus, le tout dans un contexte d’anxiété et parfois, de précipitation. L’accouchement proprement dit, nécessite une bonne synchronisation des contractions autonomes de l’utérus, de la respiration de la future mère et des contractions volontaires des muscles abdominaux. La préparation à l’accouchement par l’hypnose doit tenir compte de la douleur des contractions qui est une douleur de spasmes des muscles lisses mais également, de la douleur morale liée aux multiples peurs de la future maman concernant le bébé en particulier et le déroulement de l’accouchement.La présence du bébé dans le ventre de sa mère empêche l’utilisation de la plupart des médicaments antalgiques ou anxiolytiques.
L’anesthésie péridurale bien que très généralisée aujourd’hui, n’est pas une pratique qu’il est bon de systématiser : une bonne préparation peut, dans de nombreux cas, éviter d’y recourir.
L’hypnose est classiquement une excellente technique psycho-prophylactique de l’accouchement, du fait qu’elle associe de multiples approches comportementales et psychologiques.
La femme enceinte, (comme les enfants d’ailleurs), se révèle plus suggestible que la moyenne.
Cette augmentation de la suggestibilité est sans doute à mettre sur le compte de la montée hormonale, d’une plus grande émotivité et fragilité, et d’un désir accru de protection lié à la maternité.

… Les douleurs pré et post-opératoires, celles de l’enfant, les douleurs oncologiques, dorso-lombaires, abdominales et d’autres encore peuvent être accompagnées par l’hypnose
Il y a un grand intérêt à humaniser, par l’hypnose la relation soignant / soigné.
Le vécu modifié de ces soins, présente de nombreux avantages tant pour les patients que pour le soignant.
Les actes se déroulent dans un contexte plus serein et donc plus facile pour chacun et souvent plus efficace.
Les actes peuvent être renouvelés à la demande (soins du cancer, chimiothérapies, pansements) et donc, prodigués avec moins de médicaments antalgiques, moins de peur et d’appréhension.

Il a été constaté en service de grands brûlés que les patients bénéficiant d’un suivi en hypnothérapie, souffraient moins lors des soins mais avaient une cicatrisation plus rapide ; leur meilleur état psychologique n’est sans doute pas étranger à cette amélioration très sensible.

De plus en plus d’anesthésistes, de pédiatres, de personnels de soins palliatifs ont recours à l’hypnose et font preuve d’un grand enthousiasme devant les effets obtenus par cette approche, efficace et sans danger.

Néanmoins, l’accompagnement de tous ces maux par l’hypnose ne saurait avoir lieu sans qu’un diagnostic médical ait été posé par un médecin. L’hypnose ne s’y substitue pas sous peine d’être considérée comme un exercice illégal de la médecine.

Intervention chirurgicale du cerveau sous hypnose sans anesthésie

Photo de Hypnothérapeute, PNL, Coaching, Hypnoméditation.
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