L’hypnose : qui peut en bénéficier ?

A qui est destinée l’hypnose thérapeutique ?

L’hypnose et les malades

Pour faire simple, l’hypnose est une thérapie aux multiples vertus et pratiquement tout le monde peut retirer des bénéfices de séances d’hypnose. Lorsque vous comprenez comment notre cerveau fonctionne, comment il apprend de votre histoire de vie, de votre éducation et des événements de votre vie, lorsque vous comprenez comment il met en place ses automatismes, ses solutions pour vous protéger, en dehors de votre conscience, alors, vous comprenez que vous pouvez reprendre le contrôle avec l’hypnose sur ces automatismes et réapprendre inconsciemment d’autres façons de penser ou d’autres comportements.

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L’hypnose ne vient pas seulement en aide aux patients atteints de troubles ou de problèmes psychologiques divers, elle se révèle également être un précieux soutien pour accompagner un malade. Sur le plan physique, elle favorise le soulagement des douleurs et contribue au bien-être tandis que sur le plan psychologique, elle aide le patient à mieux comprendre, accepter sa maladie. Elle lui permet ainsi de trouver la force et la volonté de surmonter toutes les épreuves liées à ses problèmes de santé et l’encourage à avancer sur le chemin de la guérison.

Les tenants de la médecine psychosomatique focalisent leurs recherches sur la relation et l’interdépendance entre le corps et l’esprit et l’hypothèse qu’il existe un déclencheur psychologique apte à agir sur le corps. C’est dans cet esprit que l’hypnose intervient en tant que soutien dans l’accompagnement des malades. La thérapie ne se substitue pas à l’avis médical, mais contribue à faire naître un état d’esprit plus positif pouvant aider à aller mieux.
Ce travail sur l’inconscient réalisé par le biais de l’hypnose est une aide précieuse pour les patients, car il a pour but d’évacuer l’angoisse liée à la maladie, de soulager la peur et de découvrir et remédier aux éventuelles sources psychologiques qui peuvent favoriser la faiblesse physique. En retrouvant un état de sérénité, le malade pourra plus facilement prendre en main son traitement et sa convalescence. Le recours à l’hypnose peut se faire aussi bien à l’hôpital qu’une fois à la maison.
L’hypnose n’est pas un remède miracle, mais elle peut être une aide efficace au bien-être et au succès. Grâce à l’hypnose, le patient va être plus actif face à ses épreuves. Certaines difficultés, apparaissent parfois mineures, peuvent être résolues plus facilement et participer grandement à l’amélioration de la santé du patient. Il s’agit par exemple des peurs comme la peur des seringues, des médicaments ou les troubles du sommeil ainsi que des traitements ou soins, invasifs ou douloureux. Si le traitement s’intéresse essentiellement sur le corps, l’hypnose quant à elle, agit sur l’esprit et vient compléter, efficacement, les soins médicaux.

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Si les problèmes de santé concernées se manifestent par des douleurs aiguës ou chroniques, l’hypnose est d’autant plus utile pour soulager les souffrances du malade. Des soins hospitaliers aux opérations chirurgicales, le fait de pouvoir diminuer son anxiété et trouver un état de relaxation permet au patient de vivre plus positivement sa situation et de récupérer plus vite.

Bien évidemment, certaines pathologies psychiatriques peuvent nécessiter l’avis d’un médecin spécialisé (psychiatre), et comme je l’ai mentionné par ailleurs, je ne suis pas médecin. De plus, la législation française, interdit de traiter par l’hypnose les patients bipolaires ou schizophrènes qui nécessitent un suivi adapté et qualifié en psychopathologie ou psychiatrie.

Nous savons tous très bien utiliser notre cerveau pour « aller mal »,  mais personne ne nous a appris à utiliser sa puissance à notre service, afin d’apprendre à « aller bien » : l’hypnose sert aussi à cela, et il existe donc une réelle utilité à ce que chacun apprenne les outils de l’hypnose dès l’âge de 6/7 ans, (à partir du CP), pour être mieux dans son quotidien et optimiser ses potentialités.

Dès lors que vous ressentez des blocages, un contrôle, une difficulté de lâcher prise, des émotions que vous n’arrivez pas à gérer ou des comportements qui sont automatiques et sur lesquels vous n’avez pas le contrôle, l’hypnose peut grandement vous aider.

L’hypnose et les enfants

Unknown-2 Les enfants ont une propension naturelle à l’état hypnotique. Jouer, imaginer, faire semblant… c’est leur terrain. Un jeune enfant étant en constant décalage par rapport à la réalité, il est fascinant de l’observer démultiplier l’intensité de ses émotions (positives ou négatives) et passer en un éclair du rire aux larmes. Il est dans l’instant, il est vrai et c’est la base indispensable d’une thérapie brève et efficace. C’est pourtant en général à partir de 6 ans qu’il commence à percevoir qu’il y a quelque chose de particulier dans l’état hypnotique : il est alors réceptif à l’imagination et à la visualisation, et les séances sont en général amusantes et agréables pour lui. Au-delà des techniques d’hypnose, il y a également toute la gestion de la relation avec l’enfant qui s’appuie sur la communication particulière de l’hypnose ericksonienne.

Nous pratiquons tous les jours l’hypnose sur nos enfants, notamment par le détournement d’attention, qui fait partie du quotidien. On berce un bébé pour qu’il arrête de pleurer, on cajole un enfant qui vient de se faire mal ou qui a peur, on dessine dans l’assiette avec de bons brocolis et des haricots verts pour qu’ils passent sans encombre… Cela s’appelle la dissociation par l’absorption et oui : tous les parents ont déjà testé cette technique !

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L’intérêt principal de l’hypnose est que l’enfant trouve lui-même la solution à son problème. De la même manière qu’il vaut mieux apprendre à pêcher qu’acheter du poisson, en apprenant à nos tous petits à gérer leurs émotions plutôt qu’à les détourner constamment, cela peut éviter les risques de timidité, de sentiments d’abandon, de relations sociales difficiles, de phobies, etc… La gestion des émotions est en effet un apprentissage très important qui dès tout petit, peut conditionner toute une vie adulte.

Si en tant que parent vous éprouvez vous-même le besoin d’un accompagnement, il est préférable de le faire avant votre enfant : en vous voyant apaisé(e), il pourra mieux travailler sur lui et parfois, il arrive que sa problématique disparaisse toute seule. Même si ce n’est pas le cas, il est toujours nécessaire d’améliorer son regard sur l’enfant pour qu’il puisse commencer sereinement un travail pour lui, et non pour vous. Aucun jugement ne sera porté sur vous, aucune culpabilité n’est à éprouver si vous vous sentez fatigué ou démuni. Nous ferons l’état des lieux de votre objectif pour que vous puissiez efficacement améliorer la situation.

Durée et déroulement de la séance

gem-hypnose-grenoble-ENFANT-683x1024-1Lors du premier entretien je reçois l’enfant avec l’un des 2 parents ou les 2, pendant quelques instants. Cela permet d’appréhender d’une part, la nature de la relation entre parent(s) et enfant, d’autre part le regard que chacun porte sur les difficultés de l’enfant.

Je poursuis ensuite l’entretien avec l’enfant seul pendant environ 1h à 1h30, durant laquelle la technique utilisée est en fonction de l’âge et du niveau de compréhension de l’enfant.

A l’issue de cet entretien, l’enfant décidera seul s’il est d’accord pour revenir et il n’est pas rare que pour responsabiliser l’enfant, mes échanges avec les parents ne se fassent que par téléphone.

En fonction des cas, parfois je ferais parfois un rapide debriefing devant l’enfant, ou par téléphone, mais parfois même, ce ne sera pas nécessaire. Dans tous les cas et dans le climat de confiance mutuelle avec votre enfant, je me réserve le droit de vous communiquer uniquement les informations que je juge nécessaires.

Pour quels types de problématiques ?

La plupart du temps, un enfant qui exprime une émotion forte sans pouvoir la maîtriser est un enfant qui souhaite alerter, mais qui ne trouve pas le bon moyen de communiquer. Bien sûr il serait plus simple qu’il parle de son problème, mais il ne sait pas comment faire.
Son inconscient s’exprime alors à travers :

  • Stress, Anxiété, Nervosité
  • Problème de comportement, Emotivité, Hypersensibilité
  • Confiance & estime de soi
  • Préparation à un examen, Concentration
  • Trouble des apprentissages
  • Troubles du sommeil & cauchemars
  • Phobie & Tocs
  • Enurésie
  • Grande timidité & Relations sociales difficiles

Changements importants & Deuil  L’hypnose s’adresse à tous les enfants en âge de s’exprimer, de communiquer sur leur ressenti soit en général vers 5-6 ans. Il est primordial que l’enfant ait donné son accord pour venir à la séance. Sans implication ni motivation et quelque soit la problématique, personne ne pourra avancer à sa place : lui seul décide s’il veut aller mieux, ou pas.

Les adolescents ont pour leur part, en général beaucoup de plaisir et d’ouverture à jouer le jeu pour vivre cette expérience unique.

Astuces

Utiliser des tournures de phrases positives car le cerveau ne comprend pas la négation. En fait pour être plus précis, prenons un exemple avec le fameux  » Ne cours pas  » :

De même que si je vous demandais maintenant, de ne surtout pas imaginer un éléphant rose, le cerveau imagine d’abord le fait de courir, pour seulement ensuite se dire qu’il n’a pas le droit de le faire et ce qui donne : Envie de courir n’est-ce pas ?Unknown-5

Cela n’offre pas d’alternative : même si un enfant est très obéissant, en entendant « Ne cours pas ! « , son cerveau doit imaginer ce que vous voulez qu’il fasse à la place. Cela ne prend qu’une fraction de seconde mais c’est toujours une étape neurologique de trop, de plus en cas de choix multiples, on risque de ne pas avoir le résultat escompté.

On comprend aisément les bienfaits des formules comme  » Marche tranquillement  » formulées sur un ton aussi apaisant que la situation le permet, ce qui donne envie de suivre.

Toujours lui parler de SON intérêt (à ne pas confondre avec du chantage, qui inclue le vôtre), à adapter en fonction des intérêts de votre enfant. Par exemple :

S’il marche tranquillement autour de la piscine, il est sûr d’éviter un accident et ainsi de pouvoir continuer à jouer longtemps et tranquillement avec ses copains…

S’il dort paisiblement cette nuit, il sera bien reposé demain pour pouvoir aller à la piscine, se promener avec sa cousine, faire un gâteau avec maman…

S’il se lève dans un lit tout sec, il pourra tellement être FIER de le montrer à papa, de pouvoir jouer dessus pendant la journée, etc…

… et autant d’exemples que de situations, et surtout d’enfants ! Cela ne règle pas toutes les situations bien sûr, mais ça y contribue.

Si vous observez une amélioration, ne lui dites pas !

Cela peut paraître étrange à certains et surtout difficile pour presque tous, mais dans la plupart des cas, il est primordial de ne pas féliciter l’enfant lorsqu’il se met moins en colère, se montre plus respectueux, travaille mieux à l’école, etc… Par contre vous pouvez allègrement lui MONTRER que vous êtes heureux, que vous l’aimez en laissant déborder votre soulagement, votre sentiment de liberté : des câlins plus réguliers (s’il est en demande), un regard différent sur lui, des activités communes différentes, une façon de parler, un rythme différent…

Derrière une émotion excessive non contrôlée, le désir d’un enfant est souvent d’être considéré comme « normal , sans jugement extérieur, inconditionnellement aimé pour ce qu’il est. Un jugement, même « positif » comme « Ah super, tu vois tu sais le faire, c’est bien ! », est un jugement malgré tout et montre à l’enfant que vous l’observez, que vous jugez ses actions. Si le terrain est sensible, le risque pour lui est de croire que le changement n’est pas pour lui mais pour vous. Vous obtenez alors un « Ah, arrête !  » que vous ne comprenez pas, et en une seconde le soufflé… est retombé.

Lui montrer que ses efforts créent un relâchement, débordent sur le bonheur de ses proches, sera beaucoup plus efficace et durable. En résumé, prenez le temps de vous assurer que votre enfant ait bien investi son changement avant de lui livrer vos émotions… A cet instant seulement, il pourra les recevoir et vous pourrez partager un très beau moment ensemble, peut-être même qu’il se livrerait à vous.

Je ne reçois pas les enfants, en-dessous de 3/4 ans en fonction de leur aptitude au langage, et, pour ceux que je reçois, bien souvent un travail avec les parents est aussi utile en parallèle.

Les enfants sont dans un état d’hypnose quasi permanent, fortement connectés à leur imagination et très suggestibles, ce qui est souvent leur problème, ils sont des éponges, facilement imprégnées  de ce qui se passe autour d’eux, que ce soit à l’école ou avec les proches.

Contactez-moi pour en savoir plus ou si vous avez des questions, je me ferais un plaisir d’y répondre.

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