Les acouphènes

Traiter ou réduire les acouphènes avec l’hypnose

De plus en plus de patients souffrant d’acouphènes se tournent vers l’hypnothérapie pour palier cet inconfort y permanent qui est le leur et qui leur donne la sensation de vivre un véritable enfer.

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Que sont les acouphènes et qui est touché par cette problématique?

Les acouphènes sont des perceptions de sensations sonores en l’absence de tout stimulus extérieur. Ils sont perçus par:

  • 25 % des patients comme des bruits graves (bourdonnements)

  • 75% comme des bruits aigus (sifflements, grésillements, tintements).

Ces sensations sonores peuvent être continues (dans plus de 50% des cas) ou intermittentes. Elles sont parfois synchronisées avec le rythme cardiaque ou respiratoire. Leur intensité varie souvent au cours de la journée avec, le plus souvent, une période d’accalmie le matin et une augmentation le soir ou la nuit (rythme nycthéméral).

Par ailleurs d’autres facteurs influencent l’intensité des acouphènes, à savoir:

  • l’environnement sonore

  • le niveau de vigilance

  • la fatigue

  • le stress

Dans 80% des cas, cette intensité est faible (souvent inférieure à 6 décibels), mais la récurrence en fait un élément de vie particulièrement perturbant.

Le plus souvent, les acouphènes sont accompagnés d’autres manifestations pathologiques telles que :

  • L’hypoacousie (ou surdité)

  • L’hyperacousie (désagrément ou douleurs à l’audition de bruits d’intensité acceptable pour la majorité des gens)

  • Impressions d’oreilles bouchées

  • Douleurs dans la région de l’oreille

  • Céphalées

  • Vertiges

Les acouphènes sont un symptôme fréquent motivant un nombre croissant de patients à consulter. En fait, 15% de la population a fait l’expérience d’un acouphène spontané durant plus de 5 minutes au cours de sa vie quotidienne. Au moins 8% des gens sont gênés dans leur environnement avec, dans plus de 50% des cas, des troubles du sommeil (difficultés d’endormissement et réveils nocturnes). Les formes sévères qui ont une répercussion importante sur la qualité de la vie touchent 0,5% de la population.

Age d’apparition du symptôme acouphénique

Les acouphènes peuvent survenir à n’importe quel âge mais ils apparaissent le plus souvent dans la cinquantaine (l’âge moyen d’apparition est de 52 ans). 80% des patients acouphéniques ont plus de 50 ans et 17% ont entre 30 et 50 ans.

Causes des acouphènes

Les origines du phénomène acouphénique sont nombreuses car il accompagne fréquemment une atteinte auditive quelle qu’en soit sa nature. La majorité des acouphènes ont pour origine une pathologie de l’oreille interne. Selon les études, de 55% à 80% des acouphènes seraient dus à un traumatisme sonore violent.

Les acouphènes objectifs

L’exposition au bruit ayant provoqué le traumatisme peut être un fait isolé mais toujours brutal. C’est le cas pour 14% des patients.

Il n’est pas rare que l’exposition soit ou ait été, répétitive :

  • 15% des patients ont été exposés à environnement bruyant

  • 18% ont été exposés au bruit dans le cadre professionnel

  • 27% l’ont été au cours de leur service militaire

  • 25% se sont exposés au bruit lors de leurs loisirs (MP3, discothèque, etc.)

La durée d’exposition au bruit joue un rôle important dans l’émergence d’un phénomène acouphénique. Ainsi, selon une étude réalisée par MASON J., ROGERSON D, notre exposition aux bruits suivants (liste non exhaustive) ne devrait pas excéder :

  • 90 Db (bruit d’un camion) maximum 20 heures par semaine.

  • 100 Db (concert Rock)  maximum 2 heures par semaine.

  • 110 Db (scie électrique)  maximum 12 minutes par semaine.

La simple fatigue auditive peut initier des acouphènes. 70 Db, soit le bruit ambiant dans un restaurant, peut provoquer une fatigue auditive. Voici une liste (non exhaustive elle aussi), des différentes origines possibles des acouphènes.

Les acouphènes pulsatiles

  • Modulés par la respiration (généralement dus à une béance au niveau de la trompe d’Eustache)

  • Synchronisés avec le pouls (généralement liés à des troubles vasculaires)

  • Les acouphènes en relation avec des fistules artério-veineuses (le plus souvent secondaires à un traumatisme)

  • Les tumeurs de la veine jugulaire

  • Les anévrismes

  • Les pathologies vasculaires du cou

  • Les myoclonies du voile (mouvements involontaires du voile du palais)

  • Les origines musculaires (contraction des muscles du tympan et de l’étrier)

Les acouphènes subjectifs

Les plus fréquents sont:

Les troubles de l’oreille externe

Toute obstruction du conduit auditif externe, à savoir:

  • Les bouchons de cérumen

  • Les inflammations

  • Les formations osseuses parasitaires

  • Les tumeurs malignes ou bénignes

  • Les pathologies de l’oreille moyenne

  • Les maladies aiguës (la catarrhe tubaire, otite séreuse)

  • L’otospongiose (ostéodystrophie des structures de l’oreille interne)

Les pathologies de l’oreille interne

C’est au niveau de l’oreille interne que se situe l’origine de la plupart des acouphènes. Pour des raisons extrêmement variées, l’oreille interne a été agressée de façon unique ou répétée.

  • Les traumatismes (traumatismes crâniens, barotraumatismes, traumatismes sonores)

  • La maladie de Ménière

  • Les acouphènes toxiques (synergie tabac-alcool, aspirine à haute dose, certaines chimiothérapies antimitotiques utilisées dans les traitements anticancéreux, quinine, oxyde de carbone présent dans la pollution urbaine, barbituriques)

  • La presbyacousie (diminution de l’audition due à l’âge)

  • Les acouphènes en relation avec les surdités d’apparition brutale

  • Les pathologies du système cochléaire

  • Les névrites (zonas)

  • Les neurinomes (tumeurs)

  • Les pathologies en relation avec une pathologie du système nerveux central

  • Les acouphènes subjectifs indépendants

  • En liaison avec un trouble métabolique

  • L’hyper-uricémie

  • L’hyper-cholestérolémie

  • L’hypoglycémie

  • L’hyper ou l’hypothyroïdie

  • La circulation sanguine

  • La mal-occlusion dentaire

  • Les acouphènes psychogènes

Les traitements médicaux des acouphènes

Voici une liste non exhaustive des traitements tentés avec plus ou moins de succès par les patients acouphéniques que nous sommes amenés à recevoir en thérapie.

Divers traitements médicamenteux sont actuellement à l’étude dans différents laboratoires et universités.

Les traitements généraux

Les médicaments 

N’étant pas médecin, je ne peux que lister et faire état leur existence sachant que ce que je développe ici se concentre sur les résultat obtenus par les thérapie par l’hypnose sur le traitement des acouphènes)

  • Les anti-ischémiques

  • Les vasodilatateurs

  • Les anesthésiques

  • Les antidépresseurs

  • Les anti-convulsifs

  • Les anxiolytiques

  • Les vitamines

Les traitements locaux

  • Les masqueurs d’acouphènes

  • Les générateurs de bruits blancs

  • Le laser

  • La neuro-stimulation spontanée

  • La mésothérapie

  • L’acupuncture

  • Les traitements chirurgicaux

Les approches :

  • La nutrithérapie

  • L’homéopathie

  • L’ostéopathie

  • La relaxation

  • La psychothérapie

  • L’hygiène de vie

  • l’EFT

  • l’EMDR

  • La sophrologie

  • L’hypnothérapie

Que propose le l’hypnose dans le traitement des acouphènes ?

Loin d’être seulement un phénomène de mode comme j’ai déjà pu l’indiquer par ailleurs, l’hypnose est connue dans le traitement des acouphènes depuis 1950 (Pearson et Barnes).

C’est à l’inefficacité relative de la médecine traditionnelle dans le domaine du traitement, non invasif des acouphènes, que l’hypnose, (au même titre que d’autres thérapies alternatives dont la liste s’enrichit régulièrement de nouvelles méthodes TIPI, RITMO, …), doit son gain de crédibilité et une efficacité objectivée par le taux de réussite qui lui est attribué.

L’objectif de la thérapie est de permettre aux patients de se dissocier de la perception consciente de leurs acouphènes. Dans certains cas, on obtient une suppression totale de la perception elle-même, autrement dit, des acouphènes . Plus raisonnablement, on peut espérer aider les personnes à se départir de façon significative de la perception perturbante ; le phénomène acouphénique persiste, mais n’a plus de retentissement sur la qualité de la vie. Bien que le plus souvent l’hypnothérapie n’ait pas d’effet direct sur les pathologies sous-jacentes de l’acouphène, elle aide un grand nombre de patients à retrouver une meilleure qualité de vie.

Selon les études, 65 à 75 % des personnes acouphéniques tireraient un bénéfice de cette technique. 36 % des personnes résistantes à toutes les autres formes de thérapie, y retrouveraient rapidement et en moins de 5 séances, un mieux-être général.

L’hypnose, en effet, accroît les capacités à gérer les acouphènes et les symptômes associés : le stress, la dépression et les troubles du sommeil. En effet, l’hypnose procurant communément d’une grande relaxation et d’une détente morale, elle permet, de fait, de réduire l’anxiété, la nervosité, les tensions ainsi que la détresse morale et la dépression induites par les acouphènes, cependant, lorsqu’elles sont respectivement, l’objet de la consultation font appel à des protocoles qui leur sont propres.

Comment cela agit-il au niveau neuro-physilogique ?

Il est généralement admis qu’il existe une interaction complexe entre stress et acouphènes. On peut espérer une disparition totale du phénomène acouphénique si l’hypnothérapie débute moins d’un mois après l’apparition des symptômes (de préférence, durant la première quinzaine), ce qui souvent pas le cas, les patients ayant, de façon privilégiée, l’habitude de se tourner vers des investigations médicales (nécessaires pour éviter de passer à côté de causes infectieuses ou neurologiques), qui les conduisent à ne consulter que bien plus tard, lorsque le phénomène acouphènique est déjà installé depuis longtemps.

On le sait, l’appareil auditif est l’un des mécanismes du corps les plus délicats et les plus réactifs aux stimulus auxquel il est continuellement exposé. Directement associées au système nerveux, ses réponses sont proportionnelles à l’état psychique du sujet. Au sein du tronc cérébral, le système efférent entretient des connexions anatomiques avec les centres régulateurs des grandes fonctions autonomes. Ces liens pourraient expliquer le rôle du stress dans la survenue et l’évolution des acouphènes ainsi que les manifestations telles qu’angoisse, douleurs, troubles du sommeil et dépression qui lui sont fréquemment associées. L’hypothèse d’un déficit parasympathique semble possible chez de nombreux patients et permet de comprendre pourquoi le stress, la fatigue ou les émotions peuvent être des facteurs déclenchant ou entretenant les acouphènes.

Stress et acouphènes : Quel rapport ?

Les liens qui peuvent exister entre stress et acouphènes sont nombreux, et parmi eux :

La crainte de l’aggravation des symptômes et des pathologies associées optimise le stress des patients.

Voyons à présent cela en détail.

On retrouve souvent un événement marquant concomitant à l’apparition du phénomène acouphénique. Pour environ 50% des patients, le symptôme est apparu dans une période de stress intense. Beaucoup, d’ailleurs, peuvent dater précisément le début de leurs acouphènes et l’associer à un fait émotionnellement important pour eux. Souvent, il s’agit d’un choc psychique

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Selye a décrit comment le stress mental et/ou physique est transformé en problèmes psychosomatiques par les hormones de l’axe surrénal hypothalamo-hypophysaire du système endocrinien. Sous l’effet d’un stress, le système hypothalamo-lymbique transforme les messages neuraux de l’esprit en molécules messagères neuro-hormonales corporelles (transduction). Celles-ci, à leur tour, peuvent induire des modifications dans le fonctionnement et la physiologie de nos organes via la production d’hormones endocriniennes. Ce que nous vivons se traduit donc dans notre corps et cela parfois de façon durable. Le fonctionnement défectueux de notre organisme peut perdurer même si la cause initiale a cessé ou a disparu de la mémoire consciente. Le corps a mémorisé un nouvel apprentissage qui se répète à l’infini.

Selon cette thèse psycho-biologique, un stress aigu ou chronique peut générer des lésions au niveau des cellules ou des dysfonctionnements physiologiques entraînant des acouphènes. Il est clair que le plus souvent le point de départ de l’acouphénie est périphérique (au niveau de l’oreille) mais très rapidement elle est « corticalisée » (enregistrée au niveau du cortex dans l’encéphale c’est-à-dire au niveau du système nerveux central). C’est alors le cerveau qui génère les bruits et non plus l’oreille. L’inefficacité de la section du nerf cochléaire à faire « taire » les acouphènes en est une preuve. Il semble que de nouvelles connexions neuronales apparaissent et/ou que des connexions normalement inactives s’activent au niveau du cortex auditif. Relevons au passage qu’au regard de ce qui vient d’être énoncé il convient d’agir thérapeutiquement au plus vite afin d’éviter la fixation mnésique du symptôme (de préférence dans les quinze jours après le début des symptômes). Théoriquement, il est possible d’inverser le phénomène ayant entraîné l’acouphénie en restaurant le fonctionnement des zones cérébrales dysfonctionnelles. L’hypnose favorisant la résolution des tensions individuelles découlant des histoires personnelles non résolues viserait dans cette optique à moduler les sécrétions neurobiologiques.

Par son caractère intrusif et chronique, l’acouphénie génère un stress important. Elle est vécue à la fois comme une agression permanente et comme une fatalité où domine un sentiment d’impuissance. Les techniques médicales modernes, comme la tomographie à émission de positons, ont d’ailleurs permis de montrer que certaines zones du cerveau en relation avec le traitement des émotions et la mémorisation (système hypothalamo-limbique) sont activées lorsque les personnes entendent leurs acouphènes. Chez bon nombre de patients, elle devient une préoccupation majeure, quasi obsessionnelle. Or, le vécu subjectif des acouphènes n’a aucun rapport avec la réalité anatomique ou physiologique et est extrêmement variable d’une personne à l’autre et même d’une heure à l’autre.

Les patients constatent eux-mêmes l’exacerbation de leurs symptômes lorsqu’ils sont stressés. Les acouphènes peuvent varier en fréquence, en intensité, en tonalité ou devenir bilatéraux en fonction du niveau de tension psychique de la personne. Des facteurs émotionnels comme la crainte de devenir sourd ou que les acouphènes ne s’aggravent, potentialisent encore la souffrance morale . Parce qu’elle renforce la capacité à gérer le stress et à se relaxer en renforçant le contrôle personnel, l’hypnose engendre une meilleure tolérance aux acouphènes. Dans les cas les plus favorables, elle réduit leur intensité et leur fréquence.

233x154-acouphenes-1454661696Si l’hypnose ne peut généralement supprimer totalement les acouphènes, elle permet, le plus souvent au patient, en induisant un meilleur vécu subjectif, de se libérer de son syndrome dépressif et de retrouver sa joie de vivre.

Hypnose, acouphènes et sommeil

Une remarque particulière doit être faite concernant le traitement de l’insomnie. De nombreux acouphéniques, se plaignent, en effet; de troubles du sommeil au moment de l’endormissement et/ou de réveils nocturnes suivis d’impossibilité de réendormissement. L’hypnose, en réduisant le stress, vient généralement rapidement à bout des différents troubles du sommeil.

http://www.ameli-sante.fr/acouphenes/les-acouphenes-definition-causes-effets.html

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